mercredi, 30 avril 2008

A LA REVOYURE !!!

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© J.-L B
Une hirondelle ne faisant pas forcément et toujours le printemps, partons colomber en paix sur les rives clapotantes du Guadalquivir à tenter de décrypter l'âme flamenca à l'occasion de la romeria del Rocio.
Olé !
(...)
Adéu-siau !
...
i couroucou a todos

(...)

mardi, 29 avril 2008

QUINZE FEMININ

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© J.-L B

Rencontre de rugby féminin entre les catalanes de Toulouges et les Landaises de Herm au stade Aimé-Giral de Perpignan.


Le conjuguer au féminin !
Pas facile d'en incurver la courbe, de ce putain de cuir ovale.
Ah : fichu-d'foutu d'a priori !
Même à l'décliner à l'imparfait !
Peu finalement leur importe !
Quitte à gober tous les quolibets et les poncifs
beuglés à la dérobée par les soit disant gardiens du temple.
Elles n'en ont cure.
Alors elles y croquent dedans
A pleines dents.
A pleine vie.
Par réelle envie :
Celle de réciter, l'ovalité,
à tous les temps du subjonctif...

(...)

mardi, 22 avril 2008

PISTE AUX ÉTOILES

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© J.-L B

Il était arrivé au grand galop. Puis, dans un hennissement s'était dressé sur ses deux sabots. Ceux de devant fouettaient l'air, défiant des naseaux la longue longe de cuir de celle qui cherchait à lui faire courber l'échine. Personne n'était dupe. Mais cela participait à la magie. A l'alchimie de la féerie. Celle de cette inoubliable piste aux étoiles, dégoulinant en cascades dans la voie lactée de nos rêves d'enfants.
Pas vrai : Luna ???
Hein : Joan ???

(...)

L'Appaloosa était subitement monté sur ses grands chevaux.
Il exprimait son ire et sa révolte en brassant l'air des sabots.
La petite fille à la queue de cheval ne disait rien mais le trouvait beau.
Elle aimait son allure gracile. Et se dit qu'un jour elle chevaucherait son dos...

samedi, 19 avril 2008

OFFRANDE

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© J.-L B

C'était comme un rubis qu'il allait, d'un geste ample, leur offrir au sommet du temple.
Il s'y était préparé. Il s'était entraîné. Ces gestes ; il les avait répétés. Jusqu'à satiété.
Ses doigts accrochaient le cuir. Là : c'est ça ! C'est bien ; c'est ça. C'est tout à fait ça. Les phalanges bien écartées. Pour mieux se saisir de l'objet. L'objet ? Celui de toutes leurs convoitises. Pour mieux le comprendre. L'appréhender. Ce pourquoi ils jouaient. Se battaient. A en rire. Jusqu'à en pleurer. Même au premier degré. Non pas, cette fois pour une boule de cuir. Mais pour cette balle oblongue. Cette circonvolution céleste, venue par quelques raccourcis d'un pays où on la nommait la Soulte, essaimer au sud des méandres de la Loire
C'était comme une phase de rugby. Et c'était, arrêté à la volé et à la dérobée, au 125e/s, f8, cet après-midi-là; lors d'une joute de gentlemen-voyous organisée dans un des deux stades perpignanais voué au culte de l'ovalie entre l'USAP et les basques de l'Aviron bayonnais.


jeudi, 17 avril 2008

CINQ SAISONS

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© J.-L B

Une cinquième saison comme un cinquième élément.
Quoi après le printemps, l'été, l'automne et l'hiver ???
Allez : dis-nous, quoi !!!
Dis : dis-nous, toi qui sait...
Toi qui sait le passé, le présent et le futur.
Toi qui sait ces raisons.
Toi qui sait tous ces abandons.
Toi qui fuit toutes ces circonvolutions.
Toi qui abjectes tout c'que sont ces cons.
Allez : dis-nous, dis-nous tout.
(...)
Dis nous que les saisons ne sont que quatre.
Même à vouloir faire la pluie et le beau temps
sur les sommets enneigés du Canigou....


vendredi, 11 avril 2008

MATOU/MIAOU (DER/...)

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© J.-L B

Il était passé par-ici.
Puis, repassé par-là.
Il s'en amusait. Jouait véritablement au chat et à la souris avec mes nerfs.
J'étais en nage. Exténué. Dépité. Démoralisé.
Ce chat tigré m'épuisait.
Plutôt que de ronronner près d'un feu de cheminée.
Plutôt que de somnoler au crissement d'une plume sur un cahier.
Plutôt que se lisser le poil en m'écoutant marmonner mes phrases brouillonnées.
Plutôt que vivre sa vie de chat froufroutant entre les touches d'un clavier.
Eh ben : non !
Non !
Voilà que Môôoooosieur avait décidé de jouer les aventuriers.
Et tout ça parc'qu'il était né du côté de San Juan de Chamula, au fin fond de la province mexicaine des Chiapas.
Sentant que j'avais décidé d'employer les grands moyens, d'un bond, d'un seul, il avait rejoint le dernier étage des étagères de la bibliothèque avec une étonnante dextérité.
Mais je le soupçonnais d'avoir déjà au préalable repéré les lieux.
Là, j'y avais déposé deux-trois albums BD en instance de classement consacrés au Chat de Philippe Geluck.
En moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire, mon matou s'était déjà engouffré entre deux pages cornées.
Il me semblait bien que ce fut dans celui intitulé - le bien nommé ! - "L'affaire le Chat".
Mais j'eus beau feuilleter, tapoter, retourner l'album dans tous les sens : impossible de mettre la main sur ce funeste félin.
Il avait bel et bien disparu.
C'est alors que je sus que je ne le reverrai plus.
Qu'il s'était fait la belle.
Mais ne pouvais pour autant me résoudre à cette idée.
Refusant alors d'enfourner l'album de Geluck dans une malle à monter au grenier, je décidais, finalement, de le laisser à portée de vue dans un coin de bibliothèque.
Dès fois que je puisse entr'apercevoir - un jour peut-être ! - les coussinets d'une patte jouer négligemment avec les fils d'ariane d'une toile d'araignée !!!!


lundi, 07 avril 2008

MATOU/MIAOU (5/...)

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© J.-L B

Je m'étais jeté sur lui. Plus par dépit que par réel soucis d'efficacité. Et comme de bien entendu, il m'avait échappé. Il s'était rué dans la salle de bain où je suspectais qu'il avait déjà une petite idée sur c'qu'il envisageait de faire.
Ah : fichu g'ros minet !
Il l'avait repéré, l'échassier qui baguenaudait près du robinet.
Face au miroir des vasques en émail, le gracile volatile passait la journée à mirer l'horizon entre une bombe à raser, un shampooing anti-pelliculaire, des lames de rasoir "deux-en-un", un tube de dentifrice au fluor vitaminé et une savonnette de Marseille (Oh Peuuuchère !!!!).
Là aussi, avait trouvé refuge un poisson en bois flotté, rescapé d'une de ces dernières marées de Méditerranée, conséquence de ces fameux coups de tabac déboulés par vents de sud-sud-est.
En entrant sur la pointe des pieds, je fus saisi d'effroi. Ne voilà t'-il pas que ce foutu matou chevauchait gaillardement le dos ailé de son allié de circonstance qui tentait de décoller en direction du vasistas, ce jour-là entrebâillé. Et voilà que maintenant la carpe ventripotente les encourageait dans leur funeste dessein en battant frénétiquement les nageoires. Comme pour les inciter à prendre au plus vite la poudre d'escampette.
Cela, décidément, n'avait que trop duré...


dimanche, 06 avril 2008

MATOU/MIAOU (4/...)

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© J.-L B

J'étais tout affairé à pianoter sur mon clavier, à le tripatouiller, à farfouiller de ci-de-là, à essayer de décrypter quelques langages abscons hérités de ces nouvelles écritures cunéiformes dénichées sur le 3W; lorsque soudain : j'entendis comme un râle dans mon dos.
Cela provenait des étagères en Siporex dans les niches desquelles s'alignaient une succession de livres photos achetés à prix cassés à libraire de mon quartier.
Le râle devenait cette fois bigrement insistant. Menaçant, même ! En me retournant doucement, j'aperçus alors cet incorrigible Raminagrobis en train de chercher des noises à un chat noir qui n'avait rien demandé.
Décidément !
Mon général Alcarzar aux moustaches d'Opérette, rescapé d'un épisode de chez Tintin et les Picaros , commençait à sérieusement me taper sur le ciboulo.
Il avait ni plus ni moins profité d'un de mes moments d'inattention pour s'en aller fureter entre les pages d'un bouquin de Hans Sylvester consacré aux félins sacrés des Cyclades afin d'y venir semer la pagaille.
Désormais, plus que jamais, une décision s'imposait....


vendredi, 04 avril 2008

MATOU/MIAOU (3/...)

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© J.-L B

C'est au débotté, que ce mal-léché de chat, ce sans-gêne de gros minet, s'est affalé sur mon clavier.
A le dévisager à la dérobée, j'ai cru deviner qu'il souriait.
Hilare qu'il était, ce chat-botté déchaussé !
Le fil d'un clavier entre les pieds, voilà maintenant qu'il pérorait.
Il était venu, sans s'annoncer, roder sur les touches de mon clavier.
Tout ça, parce qu'à l'odeur alléchée, il avait senti qu'une souris était venue défier son aristocratique autorité.
(...)
Comme quoi, des fois, à quoi il tient l'équilibre du monde ; hein ????


lundi, 31 mars 2008

MATOU/MIAOU (2/...)

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© J.-L B

Cette fois : c'en était trop !
Voilà maintenant que ce fichu matou aux allures d'aristochat prenait ses aises....
Mais pour qui se prenait-il donc ?
Il avait profité d'un petit moment d'inattention pour s'affaler de tout son long dans un des coins du tableau qui trônait au-dessus de la bibliothèque du bureau.
Non pas qu'il s'agissait là d'une toile de maître. Oh ça non !!! Mais cette initiative caritative et collaborative rescapée d'une vente aux enchères lui tenait particulièrement à coeur. Il avait même prévu d'y rajouter - un de ces quatre - une petite note personnelle. Et il ne supportait donc pas l'idée qu'on puisse à ce point manquer du minimum de respect légitimement dû à tout acte de générosité.
Alors à la vue de cette nouvelle provocation du félin mexicain son sang ne fit qu'un tour !!!


dimanche, 30 mars 2008

MATOU/MIAOU (1/...)

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© J.-L B

Il m'énervait.
(...)
Cela faisait déjà plusieurs mois qu'il squattait ce coin d'étagère.
Il s'était installé là, subrepticement, au retour d'un voyage au Mexique à côté de Lee Miller et de Sebastiao Salgado.
Et depuis....
(...)
On avait croisé son regard sur un marché artisanal dans un bled paumé des Chiapas. Il était là à faire sa mijaurée, à faire semblant de minauder : à en faire chialer d'émotion les plus purs et durs premiers violons d'un orchestre philharmonique de l'Opéra de Vilnius.
(...)
Andréa avait craqué.
"T'as vu ses yeux de braise, sa queue de petit-matou-en-tire-bouchon, ses moustaches Second Empire, sa patte un peu fofolle et nonchalante.
Allez : adoptons-le; il fr'a très bien sur la bibliothèque en bois du salon entre Georges Perec et la bibliographie de Frida Kahlo."
(...)
Ouhais...
... Sauf que...
Que n'avions-nous là pas fait...
(...)