dimanche, 01 juin 2008

CAMINO DEL ROCIO (8)

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© J.-L B
Tu le prends, comme tu le veux.... Par dessus bord, ou sans "le-çi-ni-le-sous" A bride abattue, ou sans "dessus-ni-dessous". Alors : tu le prends et tu l'engloutis. Car il fait soif. Il fait diablement soif, sur ces chemins de poussière. A-bas ces fichus d'entrelacs qui émoussent les pierres ! Et démantibulent, pour l'éternité, ces bulles de Manzanilla aux grincements d'acier imperfectiblement galvanisés...
(...)

mardi, 27 mai 2008

CAMINIO DEL ROCIO (6)



© J.-L B & Mac-Bastià
A l'heure de l'apéro!!!

mardi, 22 avril 2008

PISTE AUX ÉTOILES

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© J.-L B

Il était arrivé au grand galop. Puis, dans un hennissement s'était dressé sur ses deux sabots. Ceux de devant fouettaient l'air, défiant des naseaux la longue longe de cuir de celle qui cherchait à lui faire courber l'échine. Personne n'était dupe. Mais cela participait à la magie. A l'alchimie de la féerie. Celle de cette inoubliable piste aux étoiles, dégoulinant en cascades dans la voie lactée de nos rêves d'enfants.
Pas vrai : Luna ???
Hein : Joan ???

(...)

L'Appaloosa était subitement monté sur ses grands chevaux.
Il exprimait son ire et sa révolte en brassant l'air des sabots.
La petite fille à la queue de cheval ne disait rien mais le trouvait beau.
Elle aimait son allure gracile. Et se dit qu'un jour elle chevaucherait son dos...

dimanche, 08 juillet 2007

CAVALCADE

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© J.-L B

Cahuita, petite bourgade assoupie dans une douce torpeur sur la côte costaricienne de la mer de Caraïbes.
Playa Negra au lever du soleil.
Lorsque soudain, surgis de nulle part, sortis d'une cocoteraie ombrageuse, ils sont arrivés au grand galop. Tous deux fougueux et intrépides. Tous deux cherchant à en imposer à l'autre. A mâter l'autre !
Rebelle, la bête fouettait l'air de sa longue crinière blanche. Son oeil de braise foudroyant l'alentours.
Sa course folle, ses ruades répétées, manquaient parfois de désarçonner le cavalier. Mais jamais elles ne parvinrent à le prendre en défaut. Le duel entre l'homme et l'équidé était de toute beauté. Dans la lumière rasante, ils se sont ainsi défiés de longues minutes durant.
Jusqu'à ce que sans doute lassés de leurs orgueils mal placés, ils décidèrent de faire cause commune. Enfin apaisés, redoublant de galop, ils ont filé droit sur les flots. Fendant les vagues venant s'échouer sur la grève, l'homme et le cheval ont poursuivi leur folle cavalcade, avant de replonger, tout aussi brusquement, sous la frondaison des longilignes cocotier toisant l'horizon.!